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 would things be easier if there was a right way? (jaeden)

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MessageSujet: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Dim 14 Juin - 20:21

elle lui a donné rendez-vous sans trop savoir à quoi s'attendre. elle lui a donné rendez-vous pour le voir, pour l'entendre, pour mettre fin au manque terrible qu'elle ressent dans sa poitrine et qu'elle ose nommer nostalgie alors que ce n'est que des sentiments avortés qu'elle n'a jamais osés dévoiler. elle lui a donné rendez-vous, rae, pour mettre au point ce divorce qu'elle n'approuve pas. mais la pièce a choisi. et leur mariage était bidon, tremblant, il la trompait constamment, se rappelle-t-elle. et elle le faisait, aussi, mais sans toute l'envie qu'il y avait quand elle était avec lui. voilà. elle lui a donné rendez-vous et elle se retrouve à penser à tout ce qu'elle perd, tout ce qu'elle abandonne. puis sa main se pose sur son ventre presque inexistant et elle se souvient qu'elle gagne tout autant. et elle respire un grand coup en commandant un chocolat chaud, puisqu'il est tôt. elle dort mal, la nuit, depuis qu'elle est partie. peut-être parce qu'il faut aider sa sœur à aller travailler. peut-être qu'elle a trop à penser. elle a oublié. « dracarys, reviens ici... bon dieu, mais t'arrêtes jamais hein? » lance-t-elle au chiot qu'elle rattrape avec un sourire amusé. cette petite boule de poil est un véritable fléau mais il a le don de donner de la vie à un appartement vide et des journées qui semblent monotones. quand mica n'est pas là, une fois dans son bureau si cher et si blanc, rae est bien contente d'avoir le petit chien avec elle. elle aime le voit courir après sa queue, aboyer quand elle s'éloigne. et elle aime pouvoir jouer avec lui. par-dessus tout, elle aime savoir que jaeden ne le supporterait pas. « eh ! cesse de faire cette bouille alors que je râle. » lui chuchote-t-elle en lui caressant doucement la tête. mais le chien ne l'écoute déjà plus. il a relevé ses petits yeux adorables sur l'inconnu qui vient d'entrer dans son champs de vision. lentement, en inspirant profondément, elle relève les yeux à son tour. et elle reste bloquée. il est là. elle l'a quitté, elle porte son enfant, elle le déteste, tout n'est qu'un jeu, mais il est là et elle ne sait déjà plus quoi faire. d'un geste mesuré, elle attache la laisse de dracarys au dos de son siège et elle se tourne vers lui, en serrant ses mains l'une contre l'autre. « tu peux t'asseoir, tu sais. » lance-t-elle avec un semblant de sourire, un peu perdue sur l'attitude à adopter.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Dim 14 Juin - 21:10

J'ouvre difficilement les yeux. Vieux réflexe, je passe ma main sur ton côté du lit. Vide. Chaque jour, je recommence, puis je me rappelle que tu es partie. Je soupire et m'enfonce un peu plus dans l'oreiller, encore une journée sans toi, sans aucune nouvelle. Mes journées sont ternes depuis ton départ. Je pensais que ce serait plus simple, putain d'illusion. Notre routine me manque, en fait, tu me manques. Tout ici me ramène à toi et à ce stupide jeu, cet appartement est une véritable torture. Je finis par sortir du lit, je traîne les pieds. Je ne peux pas rester enfermé, j'étouffe ici, je sature. J'arrive dans la cuisine sans grande conviction, je commence à faire couler du café et j'attrape mon portable. Pas de nouvelles de ta part comme c'est étonnant. Sur le plan de travail traîne de la monnaie, j'attrape une pièce. Pile, je t'oublie. Face, je fais tout pour que tu m'adresses la parole. Je lance, rattrape la pièce dans une main, la retourne sur l'autre. Pile. Même le jeu m'abandonne. Je ne me laisse pas abattre, je recommence. Pile à nouveau. Cette fois, j'explose, je jette la pièce de monnaie à travers la cuisine et elle heurte un tableau immonde. Les souvenirs reviennent, je ne voulais pas l'acheter, je le trouvais horrible et puis il coûtait une fortune, mais comme d'habitude, tu le désirais, tu ne devais pas l'apprécier, mais tu voulais juste me contredire, pour changer. Alors, un autre pile ou face et le voilà au milieu de notre salon, de mon salon. Je regarde le café couler. Mon téléphone vibre, et là, surprise, un message de ta part, le premier depuis ton départ. Un sourire illumine soudain mon visage. J'abandonne tout, le café, mes obligations, plus rien n'a d'importance. Je repars en vitesse dans la chambre, j'attrape des vêtements au hasard. Peu de temps après, je quitte l'appartement bien décidé à te retrouver. Je passe le moment des transports en commun, rien d’intéressant. Finalement, j'arrive au point de rendez-vous, j'entre dans le café et je t'aperçois. Je m'approche de ta table sans la moindre hésitation, enfin jusqu'à ce que j'arrive devant toi, j’ai un instant de flottement. Je pose mon regard dans le tien, dieu que tu m'as manqué. Puis, retour à la réalité. « Tu peux t'asseoir, tu sais. » Cette distance, ce sourire quasi inexistant me rappellent pourquoi je suis là, le divorce. Alors je m'installe, malgré la douleur, je garde mon éternel sourire. Je cherche les bons mots pour te dire que tu me manques, pour te supplier de revenir. Soudain, je l'aperçois, un chiot, ton chiot (?) et, c'est plus fort que moi. « C'est quoi ce truc ? T'es pas sérieuse. » Je pourrais faire abstraction, je devrais d'ailleurs, mais merde, tu connais mon aversion pour les animaux. Tu me provoques et je déteste cela.


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Dim 14 Juin - 21:55

« c'est quoi ce truc ? t'es pas sérieuse. » elle hausse difficilement les épaules, l'air décontracté alors qu'elle ne l'est pas du tout. au contraire. il est là, devant elle, les yeux braqués sur dracarys qui est parfaitement calme pour la première fois de la journée. il doit le sentir, il doit savoir la tension qui anime les futurs divorcés. la jeune femme inspire un grand coup, avant de regarder enfin jaeden dans les yeux. pile, je suis calme, posée, souriante, et je lui montre à quel point que je n'ai pas besoin de lui. face ... et bien face, je reste moi-même. tristement, pathétiquement, moi-même... mais entre jaeden et elle, tout n'est que face. elle soupire encore. « je me sentais seule, d'accord? et si je n'en ai jamais eu, c'était pour toi. on va divorcer jaeden. j'ai le droit d'avoir un chien. » elle s'empêche de lui rappeler que les enfants adorent les chiens. parce que l'enfant, il n'en verra peut-être même pas la couleur. parce que leur enfant n'est plus le leur, ne l'a jamais été. il sera partagé, ballotté de famille en famille. entre beaux-parents et beaux-frères. et voilà le pire cauchemar de rae qui se réalise. elle soupire, encore. ça semble être une manie, maintenant. elle passe une main sur son visage fatigué. « je te laisse la maison. je récupère juste notre tableau... tu sais, celui que tu ne voulais pas? et ... je te laisse tout. fais-en ce que tu veux. » les mots se heurtent les uns aux autres. c'est dur, très dur, de dire au revoir à ce qu'on aime. mais c'est pire de dire au revoir à la personne qu'on pensait avoir auprès de nous pendant encore longtemps. elle n'arrive pas à se résoudre à le voir partir. c'est comme un cauchemar dont on en peut pas se réveiller. il lui manque, irrémédiablement. ce matin, quand elle s'est levée, elle s'apprêtait à quitter le lit conjugal pour préparer leur déjeuner et ensuite venir le réveiller en douceur. puis elle a vu le décor. la place vide. dracarys qui aboyait. et le poids des souvenirs lui est tombé sur les épaules. « ça te va? » demande-t-elle doucement, en serrant les dents. parce que c'est comme un pansement : un mauvais moment à passer. ça ira mieux. ça peut toujours aller mieux.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Dim 14 Juin - 22:35

« Je me sentais seule, d'accord ? Et si je n'en ai jamais eu, c'était pour toi. On va divorcer, Jaeden. J'ai le droit d'avoir un chien. » Je tressaille à tes propos. On va divorcer, putain, ça commence vraiment à se concrétiser et ça me fait totalement flipper. J'oublie volontairement cette partie de ta phrase, je veux l'oublier, je ne veux pas qu'on divorce. J'ai besoin de toi, je ne peux pas l'expliquer, mais tu es devenue un pilier de ma vie. Sans toi, je suis totalement perdu, j'ai goût à rien. Je pose mon regard sur l'espèce de chose qui te tient compagnie. Je réagis alors comme un gamin, comme le parfait enfant que je suis en ta présence. « T'as le droit, mais tu l'amènes pas avec toi quand tu viens me voir. J'ai horreur de ces trucs. » C'est stupide comme réaction, surtout maintenant, mais c'est plus fort que moi. Je regarde à nouveau ton chiot, il est mignon, je ne dis pas, mais franchement, si je pouvais le dégager là tout de suite, je n’hésiterais pas une seule seconde. Sauf que ce n'est pas une option, je le sais. Tu continues alors à enfoncer le couteau dans la plaie. « Je te laisse la maison. Je récupère juste notre tableau... Tu sais, celui que tu ne voulais pas ? Et... Je te laisse tout. Fais-en ce que tu veux. » Le tableau. Un rire nerveux s'échappe de ma gorge. Ce fameux tableau cabossé à cause d'une stupide pièce, tout comme nous. Tu choisis vraiment les mauvaises choses, le divorce, maintenant le tableau. Je soupire doucement. « Ça te va ? » Je pose mon regard dans le tien. Je me perds un instant dans tes yeux avant de te répondre simplement. « Non. » Cette situation ne me convient pas, je ne veux pas que tu partes bordel. Je ne veux pas discuter du divorce parce qu'il est hors de question de mettre un terme à notre mariage. Alors, j'agis de la seule manière que je connais avec toi. Je fouille dans mes poches, je sors mon portable, mes clés puis finalement ce que je cherche, mon portefeuille. Finalement, j'attrape une pièce, je te la montre, je réfléchis un instant. « Pile, tu oublies cette histoire de divorce. Face, tu rentres à la maison. » Je triche, je le sais, tu le sais aussi. Les propositions ne doivent pas se ressembler, mais je ne peux pas continuer comme ça.


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Lun 15 Juin - 20:56

« t'as le droit, mais tu l'amènes pas avec toi quand tu viens me voir. j'ai horreur de ces trucs. » elle hausse un sourcil, cette fois, puis le deuxième, particulièrement surprise. elle ne pensait pas que ça l'énerverait autant, très sincèrement. ils vont divorcer, ils vont se quitter, jeter la pièce aux oubliettes, et voilà qu'il s'énerve pour un chiot particulièrement adorable. elle lui adresse un regard noir, qui était une habitude autrefois et qui lui semble si étrange maintenant. « si ça peut te rassurer, je n'avais pas l'intention de te revoir après aujourd'hui. » elle n'est pas sérieuse, elle ment, elle veut juste qu'il arrête de baragouiner sur ce pauvre chiot alors qu'ils vont se quitter et rien que cette idée lui donne envie de vomir, de partir, de dormir, et de pleurer aussi. mais rae ne pleure pas. jamais. alors elle s'énerve. et elle est méchante. comme ce soir-là, au bar. puis elle continue sur sa lancée, elle lui parle de la maison, du tableau, de tous ces objets qu'elle ne veut pas, qu'elle ne peut pas avoir. de peur de se rappeler. c'est le pire, les souvenirs, c'est le pire parce que ça remue le couteau dans la plaie et ça détruit les espoirs. finalement, elle plonge son regard dans le sien, et lui demande gentiment si ça lui va. s'il en veut bien, lui, de ces trois ans de souvenirs. et il soupire, il soupire et il répond et dès lors, rae ne veut plus l'entendre parler. « non. » elle le regarde, les yeux grands ouverts, incrédule. un peu à la manière de jaeden lorsqu'elle lui a proposé de l'épouser. ils sont faits sur le même modèle, après tout. elle le voit fouiller dans ses affaires et en sortir une pièce. alors elle sait. et elle tente presque de le faire taire d'un regard sombre mais il n'en démord pas. alors il demande et rae s'effondre. fichu courage qui disparaît quand il ne faut pas. « pile, tu oublies cette histoire de divorce. face, tu rentres à la maison. » et elle a un sourire, rae. un sourire tout nouveau, qu'elle n'utilise jamais. un sourire doux, léger, presque désolé. et alors qu'il s'apprête à jeter la pièce sans s'intéresser à son avis, rae pose ses doigts sur les siens et y exerce une légère friction. « non. » elle se pince les lèvres puis penche la tête, profondément choquée de ses propres mots alors qu'il lui propose l'intérêt parfait. « tu triches. on triche. tout le temps. on est marié et on va voir à droite, et à gauche. et quand je te dis que je suis enceinte de toi, jaeden, tu trouves le moyen de proposer l'avortement. on n'a jamais été qu'un pari, tu comprends? un pari. et il est hors de question que cet enfant soit le fruit d'un foutu pari de deux gamins avec un ego surdimensionné. » puis elle attrape la pièce avec un sourire plus joueur, cette fois. elle ne sait pas d'ou lui vient ce besoin primaire de sauver ce môme, mais elle le ressent partout dans son corps. alors elle dit des choses censées. elle dit non à la chose qu'elle souhaite le plus au monde. et c'est tout. « de plus, tes propositions se ressemblent trop. » et elle attend sagement le round deux. pour qu'ils soient fixés.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Lun 15 Juin - 22:12

« Si ça peut te rassurer, je n'avais pas l'intention de te revoir après aujourd'hui. » Je garde ce sourire de façade, mais à l'intérieur je bouillonne, tu as le don de me pourrir avec tes mots. Je ne perçois pas le mensonge, tu sembles beaucoup trop sérieuse et ça fait mal, ça fait vraiment mal. Je n'arrive même pas à savoir ce qui est le pire, ces derniers jours sans la moindre nouvelle de toi ou tes mots. Les deux engendrent de la souffrance, différente, mais c'est dur, beaucoup trop. Je suis heureux de te revoir, vraiment, mais tout est si différent depuis ce fameux jour, cette blague et ce dernier pile ou face. Avant, on se comprenait sans se parler, tu semblais sur la même longueur d'onde que moi. Aujourd'hui, grand mystère. Je n'arrive plus à te comprendre, tout a changé et je ne suis pas prêt à ce que ça change. J'aimais notre routine, notre destin basé sur une fichue pièce, notre relation si peu commune. Tout n'a jamais été tout rose pourtant avec toi, tes propos cinglants, je les connais par cœur. De nombreuses fois, mon ego en a pris un sacré coup et je te le rendais bien, mais j'ai besoin de tout cela. Je te veux toi, la pièce, le bonheur et la souffrance, parce que c'est ce qui nous définit et je ne veux pas dire adieu à tout cela. Alors, j'ignore tes propos, du moins, je ne réponds rien, à quoi bon ? Et tu me parles de ce tableau, du fait que je peux garder tout le reste, mais tout le reste n'a aucun intérêt sans toi. Je fais alors la seule chose qu'on sache faire, je sors une pièce, ton regard me supplie du contraire, mais je veux ton retour à la maison. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attends en te demandant de revenir de manière contournée, mais pas à cela, pas ce « non. » et encore moins aux propos qui suivent. « Tu triches. On triche. Tout le temps. On est marié et on va voir à droite, et à gauche. Et quand je te dis que je suis enceinte de toi, Jaeden, tu trouves le moyen de proposer l'avortement. On n'a jamais été qu'un pari, tu comprends ? Un pari. Et il est hors de question que cet enfant soit le fruit d'un foutu pari de deux gamins avec un ego surdimensionné. » Cet enfant, notre enfant, mon enfant. Je ne veux pas y penser. Depuis ton départ, je pense à toi, mais pas à cette chose qui grandit doucement dans ton ventre. Je ne veux pas devenir père, ça n'a jamais été une option à mes yeux, je ne peux pas. On dit que l'on aime son enfant comme on a été aimé dans notre enfance par nos parents et je ne souhaite pas à ce pauvre innocent de vivre ce que j'ai vécu. Je ne veux pas de cet enfant, c'est dur à penser, mais je ne suis pas prêt à devenir père, je ne le serais certainement jamais. Sauf que tout cela, je ne peux pas te l'expliquer, tu ne pourrais pas comprendre. Tu as vécu dans une famille aimante, tout l'opposé de moi, tu ne sais pas ce que ça fait de vivre dans un climat totalement insécurisant avec des parents absents physiquement et affectivement. Je ne suis pas sûr de réussir à aimer cet enfant comme il le mérite, la preuve avec toi, je t'aime à en crever pourtant je ne cesse de te faire souffrir. Je souffle alors. « Il est le fruit d'un pari, tu le sais aussi bien que moi. Tout a commencé à cause d'un pari, tout a continué avec des paris, encore et toujours. On ne sait faire que cela. » Tu me prends la pièce des mains et ton sourire change, je te retrouve enfin. Cet éclat dans tes yeux, le jeu reprend. « De plus, tes propositions se ressemblent trop. » J'éclate de rire, je savais que tu n'approuverais pas et ça fait du bien de te revoir sous ton côté joueuse, de retrouver cette femme que j'aie épousé suite à un pile ou face. Alors je réfléchis un instant, il faut que je trouve quelque chose à la hauteur, mais je ne veux pas que tu partes tout de suite si la chance n'est pas de mon côté. Je pense alors à toutes ces choses non dites, ça me rappelle un ancien pile ou face au tout début et ça me fait sourire. Notre relation ce n'est pas un échange de sentiments perpétuels, ce ne sont pas de jolies paroles murmurées au creux de l'oreille, ce ne sont pas des je t'aime. Notre relation, c'est de la destruction à l'état pur, mais je veux savoir. J'ai besoin de savoir toutes ces choses que j'ignore et pour ce faire je dois aussi me mettre en danger. Le jeu c'est toujours vouloir quelque chose et risquer gros en même temps. Le jeu, c'est dire adieu au boulot de mes rêves, car je voulais te voir dans une situation ridicule. Alors je me lance. « Pile, tu enlèves cette carapace juste l'espace de quelques instants et tu t'ouvres. Tu me dis ce que tu penses de cette histoire de divorce, de nous, de moi. Face, et bien... Tu connais le principe. » Je repense à ce fameux pile ou face où tu avais perdu, « Face, tu m'avoues ce que tu penses de moi. Pile, je ne couche plus jamais avec toi. » et je souris parce que je me souviens de tes propos.


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Mar 16 Juin - 19:49

« il est le fruit d'un pari, tu le sais aussi bien que moi. tout a commencé à cause d'un pari, tout a continué avec des paris, encore et toujours. on ne sait faire que cela. » elle ouvre grand les yeux, presque incrédule encore. alors il les résume à cela? des paris? c'est doux-amer dans sa gorge. car elle aime être associée à cette pièce, car c'est leur histoire avortée et leurs sentiments non-dits. mais elle n'aime pas qu'ils ne soient que ça. ils sont tellement plus. ils sont des soirées entières à jouer à un jeu débile en sachant très bien que ça les mènera à se ridiculiser. ils sont des fous, furieux de vivre, ils sont ceux qui veulent tout dans l'instant, qui ne veulent rien à la fois. les parfaits incompris, les enfants déjà grands. ils sont peter pan et wendy. « j'ai jamais lancé un pile ou face pour tomber enceinte. et je sais faire plein d'autres choses. par exemple... euh... je sais conduire. contrairement à toi. » lance-t-elle alors sans réfléchir. puis elle prend la pièce entre ses doigts et elle attend sagement un autre pile ou face. et il se met à rire, le traître, et elle reste bloquée un instant sur le son mélodieux qui résonne autour d'eux. il lui manque. terriblement. et elle aurait presque envie de jeter cette foutue pièce, et de l'embrasser, là, maintenant, pour qu'il arrête de rire. parce que ce rire, c'est une des raisons qui la fera revenir. elle le sait pertinemment. « pile, tu enlèves cette carapace juste l'espace de quelques instants et tu t'ouvres. tu me dis ce que tu penses de cette histoire de divorce, de nous, de moi. face, et bien... tu connais le principe. » elle se souvient, elle aussi. et elle a un sourire, quand elle y repense. mais elle a les yeux braqués sur lui et c'est presque persuadée d'avoir gagné qu'elle lance : « notre histoire, c'est face, tu sais déjà que t'as perdu, pas vrai? » mais le destin, il aime bien lui tourner le dos. elle lance la pièce et voilà qu'elle regarde le résultat, défaite. et elle est persuadée qu'il rit encore. mais elle ne l'entend pas. elle a les yeux braqués sur cette pièce retournée, sur ce pile qui la nargue plus que jamais. pile. pile. « non je ... » elle relève les yeux vers lui. elle l'entend déjà lui dire qu'elle est une mauviette et elle déteste ça. alors elle expire. inspire. expire. s'étouffe. elle sait ce qu'elle va lui dire. elle va lui dire qu'elle ne veut pas divorcer. qu'elle l'aime autant qu'elle le hait mais que c'est à ses côtés qu'elle veut devenir vieille et garce. elle va lui dire que cet enfant, c'est le leur. qu'il sera heureux parce qu'ils sont heureux, l'ont été, et parce que le bonheur ne s'oublie pas. ils apprendront à ce môme à être aussi joueur et têtu qu'eux. elle a envie de lui dire mais ce n'est pas exactement ce qui sort de sa bouche... « j'ai envie de garder le bébé. » murmure-t-elle alors, l'air bien moins joueur, plus grave. plus sincère. elle s'ouvre à lui comme demandé. après tout, c'est la punition du gagnant. entendre la réponse à un pari. c'est souvent plus terrible qu'un mensonge tout préparé. parce que le jeu ne ment pas. jamais. « je me fiche de savoir que je n'avais aucune envie de bébé il y a quelques mois. je me fiche aussi que tu ne sois pas là... enfin non... je ... je n'ai pas envie de divorcer et je... »  elle le scrute, droit dans les yeux mais son regard est vitreux, comme si elle regrettait déjà ses mots. et c'est le cas. c'est désespéramment le cas. mais c'est le jeu, se souvient-elle. et si rae ne compte pas changer une chose, c'est bien les règles du jeu. une fois la pièce lancée, on ne revient pas sur la décision. point. « je crois que je t'aime... » souffle-t-elle d'un air dépité, presque comique, avant qu'elle ouvre grand les yeux, elle-même surprise de ses mots. « bien ! je crois que je t'aime bien ! » et complètement défaite, elle se passe une main sur le visage en marmonnant 'mais qu'est-ce qui m'a pris?' encore et encore, incapable de le regarder à cet instant précis.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Ven 19 Juin - 17:48

« J'ai jamais lancé un pile ou face pour tomber enceinte. Et je sais faire plein d'autres choses. Par exemple... Euh... Je sais conduire. Contrairement à toi. » Ta grossesse commence à prendre beaucoup trop d'importance dans la conversation, j'évite depuis le début de répondre par rapport à cela, mais tu ne sembles pas prête à lâcher l'affaire ni le bébé d'ailleurs. Pourtant je garde mon sourire parce que la fin de tes propos est tellement décalée. Depuis notre rencontre, nos manières respectives de conduire sont au centre d'un bon nombre de discussions, j'ai horreur que tu prennes le volant, tu es un vrai danger public, mais tu ne sembles pas de cet avis. Tu le prouves encore aujourd'hui. Je souffle alors doucement. « Je ne suis pas vraiment convaincu, tu conduis comme un pied. » Je t'adresse un clin d'oeil, petit à petit les choses redeviennent comme avant et j'en suis heureux, vraiment. Qui dit normalité chez nous, dit pièce et pari. Ça recommence. Un nouveau pile ou face, soit tu t'ouvres, soit je le fais. Tu souris, tu te rappelles aussi, je le vois dans tes yeux. Tu ne perds pas la face cependant, tu me lances. « Notre histoire, c'est face, tu sais déjà que t'as perdu, pas vrai ? » J'aime cette confiance dans ta voix, mais je ne pars pas défaitiste pour autant. La pièce nous a prouvé un nombre incalculable de fois qu'il fallait toujours se méfier, tu devrais pourtant le savoir. Tu la lances et à ta manière de la regarder, je comprends. Je me mets alors à rire, un vrai enfant, mais j'assume totalement. Je te vois te décomposer petit à petit devant moi et l'impatience commence à se faire ressentir. Je veux absolument savoir. « Non je... » Tu quittes enfin la pièce du regard et je t'observe attentivement. Je sais que tu vas finir par faire ce que le pari t'impose. Ça a toujours été ainsi, ça ne changera pas d'aussitôt. Alors, j'attends. J'attends que tu décides enfin à t'ouvrir après toutes ses années, j'attends ces propos qu'on ne s'est jamais dit, mais j'attends en vain et ça je ne le sais pas encore. Tu perds alors ce côté joueur et tu redeviens sérieuse. Tu commences par ce dont je ne veux pas parler, à croire que tu fais exprès. « J'ai envie de garder le bébé. Je me fiche de savoir que je n'avais aucune envie de bébé il y a quelques mois. Je me fiche aussi que tu ne sois pas là... Enfin non... Je ... Je n'ai pas envie de divorcer et je... » Je ne sais pas comment réagir face à cela. Tu ne veux pas divorcer, pas vraiment, et j'attends ces propos depuis ton départ, mais en même temps tu me parles de ce bébé, ce bébé que je ne veux pas. Sauf que tu ne me laisses pas le temps de mettre tout ça au clair, tu enchaînes avec ces quelques mots si nouveaux. « Je crois que je t'aime... » Et je n'ai même pas le temps de réaliser que tu viens enfin de le dire parce que tu rajoutes. « Bien ! Je crois que je t'aime bien ! » Et mon regard se fige totalement, je reste à moitié bouche bée pendant un peu trop longtemps. Tu me parles du bébé, du fait que tu ne veux pas divorcer, tu me fais rêver l'espace d'un quart de seconde et tu m'achèves en beauté. Au fond, ça ne me surprend même pas, ça nous ressemble tellement, la destruction fait partie de notre relation. Alors je retrouve mon sourire, je retrouve cette carapace qui me caractérise si bien et je pose mon regard droit dans le tien. « Tu m'aimes bien ? C'est marrant ce n'est pas les mots que j'aurais utilisés. » Je t'adresse un nouveau clin d'oeil, je laisse planer le doute un petit instant. Non, je ne compte pas te faire de déclarations, ce n'est pas notre manière à nous de faire. On se détruit, on se déchire, mais on ne se dit pas de belles choses. Alors je continue dans l'espoir de te faire mal, la vengeance perpétuelle, le trop-plein de fierté. « J'ai bien aimé te tromper un nombre incalculable de fois alors que parfois tu dormais dans la pièce juste à côté. J'ai bien aimé te voir ravaler tes larmes à certains de mes propos par fierté. J'ai bien aimé te faire souffrir pendant ces trois dernières années et même celles d’avant. J'ai bien aimé te voir te ridiculiser à cause de paris stupides. Je vais même beaucoup aimer te voir élever ce gosse seule. Mais toi, toi, je suis loin de bien t'aimer. Tu m'insupportes et j'aime jouer avec toi, mais de là à dire que je t'apprécie. » Je ris doucement pour appuyer mes propos et j'enfonce un peu plus le couteau. « T'es ridicule, Rae. » Je secoue doucement la tête et je garde mon sourire alors que la situation m'échappe totalement. Je ne veux pas que tu partes, je voudrais te faire comprendre que je t'aime comme je n'ai jamais aimé quelqu'un, mais je ne sais pas le faire. Je ne suis pas comme ça.


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Ven 19 Juin - 18:34

« je ne suis pas vraiment convaincu, tu conduis comme un pied. » ça ressemble à hier. tout est pareil, elle le sent. et elle imagine. les deux corps étendus, vêtus de leurs habits de travail, exténués, qui discutent de cette lourde journée. et voilà que la pièce vient se glisser dans le tas, leur imposant sa lourde loi. comme hier, rae se laisse prendre au jeu. elle tend les doigts et la pièce tombe sur le mauvais côté. et elle sait. elle sait qu'il ne veut pas l'entendre avouer qu'elle conduit effectivement comme un pied. il ne veut pas l'entendre dire qu'elle l'a trompé avec le fameux pote qui les avait fait se rencontrer et non, décidément, il se fiche bien de savoir que c'est elle qui a cassé son mug préféré lors du déménagement. non. il veut savoir ce qu'elle ne veut elle-même pas s'avouer. il veut l'entendre dire qu'elle n'a jamais voulu d'enfant, il veut l'entendre dire qu'elle ne veut pas divorcer, et surtout, il veut la voir, tremblante et blême, lui chuchoter qu'elle l'aime. et la môme tombe dans le piège, mais n'avoue qu'à moitié. non, elle ne voulait pas du bébé. mais il est là, il est là et c'est tout ce qui lui reste d'eux. alors elle le veut comme elle l'a toujours voulu lui. non, elle ne veut pas divorcer. mais elle n'a pas le choix, elle ne supporte plus de le savoir avec d'autres, les paris, la stupidité qui se dégage de chacun de leurs actes. non, elle ne l'aime pas. c'est tellement, tellement plus que ça. la moitié ne sort qu'à moitié, oui, toute découpée et laide. mais encore là, la lâche ne la supporte pas et elle la modifie à tout va. je t'aime bien. l'euphémisme lui écorche les lèvres mais ce n'est rien comparé à ce qui arrive. « tu m'aimes bien ? c'est marrant ce n'est pas les mots que j'aurais utilisés. » elle sent l'ouragan qui se prépare, alors elle relève les yeux et elle aperçoit le clin d'oeil. alors son sang se glace. et elle écoute. les mots, le regard, le sourire. elle voit. raegan, c'est une fille flamboyante. c'est une fille qui vit tout avec une puissance mémorable : elle est colérique, impulsive, destructrice. elle peut rire, et hurler, sans jamais arrêter la roue infernale. mais elle ne pleure pas. les larmes aux yeux, c'est un phénomène qui ne lui arrive jamais quand il y a âme qui vive dans les parages. non, la môme, elle se mord les lèvres et elle ravale la moindre trace de tristesse. rae, c'est cette fille qui n'est pas froide et distante, ou même vide : elle est toujours pleine de ressentiments, de sentiments, d'amour, de haine, et d'amusement. c'est ce qui fait son charme. mais au fur et à mesure ou jaeden parle, son visage se tend. il ne se décompose pas, il devient livide. elle s'humecte les lèvres en l'observant, esquissant un sourire de façade alors que ses yeux deviennent dangereusement brillants. et voilà. voilà la limite qu'elle attendait, une raison de le haïr, de le détester, de signer ces foutus papiers et de changer de vie. ça fait tellement mal. parce que rae, d'habitude, elle lui pardonne. elle lui pardonne tout comme il lui a toujours pardonné. parce qu'ils se détruisent et se reconstruisent. ils sont malsains mais ils ne peuvent pas marcher l'un sans l'autre. c'est comme ça. « t'es ridicule, rae. » il rit et son sourire tremble dangereusement alors qu'elle se mord l'intérieur des lèvres pour ne pas se mettre à pleurer comme une enfant. il a réussi son coup, l'imbécile. elle le savait, pourtant, que ces filles venaient. elle savait mais elle n'a jamais rien dit. elle était à côté, elle pouvait non seulement dire si jaeden s'amusait, mais aussi combien de temps ça durait. puis elle allait se coucher quand la catin disparaissait enfin. elle savait. et elle le sait encore aujourd'hui. mais voilà, la dure vérité, c'est qu'elle n'aurait jamais cru que jaeden prenne un tel plaisir à lui faire du mal. ils sont comme ça, pourtant, ne cesse-t-elle de se dire. mais rien, rien n'arrive à calmer le froid qui s'étend dans son corps alors qu'elle tente désespérément de le regarder dans les yeux. sauf qu'elle n'y arrive pas. rae, elle détourne les yeux, dégoûtée, avant de murmurer : « tu as parfaitement raison. c'était ridicule d'essayer de te voir. ridicule de lancer encore cette fichue pièce. et ridicule de penser que tu pourrais arrêter d'être une telle enflure. j'aimerai revenir sur ce que j'ai dit. » elle regarde plus loin, les yeux vitreux, l'air sonnée. « je veux la maison. le tableau. la garde totale sur l'enfant, mais je veux que tu paies une pension pour lui. et ne pense pas que tu pourras me voir l'élever. si tu l'approches, allister, je ne donne pas cher de ta peau. » il l'a blessée plus qu'elle n'a réussi à le blesser. elle s'avoue vaincue pour la bataille, baisse les armes. c'est rare mais ça arrive, ça leur est déjà arrivé par le passé mais ils ont toujours su arranger le tout : le mariage apportait ce confort là, la possibilité de toute arranger. mais ils vont divorcer et la fin de la guerre semble proche : il n'y aura aucun traité de paix cette fois. qu'importe combien elle l'aime. elle attrape la laisse de dracarys et se redresse de son siège sans le regarder une seule fois. « je crois qu'on en a fini. mon avocat te fera passer les papiers à signer. si j'étais toi, je le ferais. » lance-t-elle d'une voix parfaitement maîtrisée : elle a repris possession d'elle-même. puis elle se permet, d'un sourire ironique qu'elle peine à glisser sur ses lèvres. «  t'es qu'un enfoiré. » et ça, jaeden le sait, c'est la phrase la plus franche qu'elle ait dite depuis le début de leur entrevue.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Ven 19 Juin - 20:33

Tu restes de marbre, du moins tu tentes du mieux que tu peux, mais je sais que j'ai réussi à te faire mal. Je ne devrais pas en retirer un quelconque plaisir, mais au fond, je jubile. Je vais le regretter, mais à cet instant je n'y pense pas, je ne veux pas y penser. Je veux continuer à croire que tout sera toujours ainsi, on a toujours fonctionné de cette manière, pourquoi changer ? Je haïs cette souffrance qui me tiraille si souvent avec toi, mais paradoxalement j'aime ces sentiments que je ressens en tant présence. Tu es la pire chose qui me soit arrivée, mais aussi la meilleure. Tu es la femme que je déteste le plus sur cette Terre, mais celle sans qui je ne peux vivre. Mais tout ça, je le garde pour moi. C'est tellement plus simple de te faire souffrir plutôt que de te l'avouer, je ne sais pas exprimer mes sentiments et je ne peux pas le faire, pas avec toi. Je ne peux te montrer mes faiblesses, car tu n'hésiterais pas à en jouer. Tu finis par réagir au quart de tour, tu baisses les bras, tu abandonnes. « Tu as parfaitement raison. C’était ridicule d'essayer de te voir. Ridicule de lancer encore cette fichue pièce. Et ridicule de penser que tu pourrais arrêter d'être une telle enflure. J'aimerai revenir sur ce que j'ai dit. Je veux la maison. Le tableau. La garde totale sur l'enfant, mais je veux que tu paies une pension pour lui. Et ne pense pas que tu pourras me voir l'élever. Si tu l'approches, Allister, je ne donne pas cher de ta peau. » Encore cette histoire de divorce, encore cette histoire de bébé. Cette fois, je suis perdu, je ne sais pas comment réagir face à tes propos. À nouveau, je ressens cette distance et je ne veux pas qu'elle s'installe. Je me fiche de toutes ces choses matérielles, je te les laisse volontiers, je me fiche de l'argent et je me fiche de cet enfant également. Mais toi. Toi, je ne peux pas te perdre, encore moins de cette manière. Je ne te reconnais plus. Tu abandonnes, tu me laisses gagner, enfin, je ne gagne rien du tout, mais j'ai le dernier mot. Tu laisses tomber, cette idée de me faire souffrir, mais aussi notre mariage. Tu lâches tout. Si je n'étais pas égoïste, je pourrais tenter de te comprendre, de me dire que notre histoire apporte beaucoup trop de souffrance, mais je ne peux pas. Parce qu'essayer te comprendre, c'est te laisser la possibilité de partir. Or, tu ne peux pas partir, tu ne dois pas partir. Tu commences alors doucement à te relever, tu vas à nouveau t'éloigner, de manière définitive sûrement et je ne peux pas le concevoir. « Je crois qu'on en a fini. Mon avocat te fera passer les papiers à signer. Si j'étais toi, je le ferais. » Je reste sans voix, je ne réalise pas encore que je suis en train de perdre la femme que j'aime, à cause de ma fierté, à cause de paris... à cause d'un tas de raisons stupides. Et tu retrouves un semblant de sourire avant de me lâcher. « T'es qu'un enfoiré.. » Alors, mes pensées fusent, je tente de trouver quelque chose. Je ne réfléchis pas, je ne pense à rien si ce n'est le fait que je ne veux pas ton départ. « Arrête, Rae, j'suis désolé. Tu sais très bien que le divorce n'est pas la solution, tu l'as dit toi-même. Reste... », Mais je prends conscience de mes propos, de la tournure que prennent les choses, du fait que je me lance dans une pente glissante. Alors oui je t'aime, vraiment, de manière totalement indescriptible. L'amour est un sentiment inexplicable, l'amour que je te porte l'est encore plus sauf que je ne peux pas te l'avouer. Ce n'est pas nous. « 'fin, je veux dire que je ne te pensais pas si lâche. Au final, t'es comme les autres. Tu te dis joueuse, mais quand tu perds le contrôle, tu abandonnes. » Et je soupire à mes propres propos, je me sens tellement con à cet instant précis. Je tente de faire ressurgir ton côté joueur, mais ça ne me semble pas la meilleure chose à faire. Alors je finis simplement par souffler. « Je ne signerai pas ces papiers, je ne veux pas divorcer. »


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Ven 19 Juin - 21:04

« arrête, rae, j'suis désolé. tu sais très bien que le divorce n'est pas la solution, tu l'as dit toi-même. reste... » elle ne le comprend plus. c'est peut-être pour cela qu'elle lui laisse le dernier mot : elle n'a pas l'impression d'engager le combat avec jaeden, mais un parfait inconnu. il évite les deux sujets pour lesquels ils se voient, il contourne toutes leurs règles et pire encore, il assène un coup fatal avant de revenir en arrière. et il jubile, et il supplie. elle est perdue, rae. elle ne comprend pas. mais quand le mot reste s'extirpe de ses lèvres, elle se rassoie bien tranquillement en le toisant. « je dis beaucoup de choses que je ne crois pas. » lance-t-elle simplement. rae ne l'aime pas bien, non. elle ne sourit plus, la môme, elle serre la mâchoire et ses dents crissent les unes contre les autres alors que dracarys se retrouve attaché. toujours en colère, la demoiselle « 'fin, je veux dire que je ne te pensais pas si lâche. au final, t'es comme les autres. tu te dis joueuse, mais quand tu perds le contrôle, tu abandonnes. » elle hausse un sourcil, puis penche doucement la tête. ce qui, en soit, a toujours été un mauvais présage. mais dans cette situation, cela ne peut être qu'une bonne chose : sa tête penchée, c'est comme avant, quand il hurle et qu'elle pardonne. c'est un pas vers la rédemption. « à parce qu'il y en a eu d'autres? » un pas. un pas vers de nouveaux mots blessants, de nouveaux coups mortels, de nouvelles larmes refoulées, de nouveaux sourires intéressés. c'est un pas pour les enflures qu'ils sont. mais ce n'est qu'un pas, un minuscule pas qui ne veut strictement rien dire : il le sait. il soupire et il souffle. « je ne signerai pas ces papiers, je ne veux pas divorcer. » et cette fois, rae s'énerve. la colère monte, glisse dans sa poitrine et dévaste tout. elle est de nouveau la môme colérique et joueuse qu'elle a toujours été, cherchant jaeden en sachant très bien qu'elle s'en brûlera les doigts. il l'agace. il l'insulte de la pire des façons qui soit, lui rappelant bien à chaque phrase à quel point ce mariage était une mauvaise idée de masochiste, et voilà qu'il lui demande de ne pas divorcer. « tu te moques de moi. vraiment, tu te moques de moi hein? tu te soucies de ce que je veux? non parce que te servir de moi pour tirer ton coup et te faire rire, c'est bien gentil, mais je suis une personne, jaeden. une vraie personne, oui.... » elle le fusille du regard. « pile, je t'étrangle, face, je te découpe... » lance-t-elle d'un ton ironique. elle inspire un grand coup et penche la tête. encore. « il est hors de question de je passe plus de temps en tant que femme mariée à un homme infidèle incapable de conduire une voiture. » et le pire, c'est qu'elle est parfaitement sérieuse. mais immédiatement, la colère retombe parce qu'elle le regarde dans les yeux. et s'il n'en dit rien, son regard est assez expressif. elle soupire longtemps, se passe une main sur le visage, et demande d'une voix dramatique : « quand est-ce que tout est devenu aussi compliqué? »
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Ven 19 Juin - 22:12

« Je dis beaucoup de choses que je ne crois pas.» C'est vague, tes propos veulent dire tellement de choses et si peu à la fois. Tu avais pourtant l'air sincère en disant que tu ne voulais pas divorcer, mais je n'arrive plus à savoir quand tu mens ou non. Il y a ce que tu penses et ce que j'aimerais que tu penses et je ne sais pas quelle distance il existe entre nos pensées. Je me retiens de te dire que tu mens, l'envie est bien présente pourtant, mais ça ne servirait à rien. Je me mets alors à te chercher, chercher la partie joueuse en toi parce qu'autrefois ça fonctionnait. Tu me lances alors. « Ah... Parce qu'il y en a eu d'autres ? » Et je souris un peu plus, je croirais presque entendre une pointe de jalousie dans ta voix, mais je secoue la tête à cette idée, ça ne te ressemble pas. Depuis le début de notre histoire, on a toujours été voir ailleurs, moi certainement beaucoup plus que toi, mais ça n'a jamais semblé te poser problème. Du moins, tu ne me l'as jamais fait comprendre. « Tu connais la réponse. Il y en a eu un tas d'autre, avant toi et même pendant... » Puis plus doucement, je marmonne. « Mais elles ne sont pas toi... » et elles ne le seront jamais. Tu es la seule qui a réussi à avoir mon cœur, tu es la première personne qui me fait tourner la tête à ce point-là. J'ai eu beaucoup de relations avant toi, mais je n'ai jamais aimé une femme comme je t'aime. C'est pour cela que j'ai accepté de t'épouser, pour cela aussi que je ne veux pas te laisser partir. Je te lance alors que je ne veux pas divorcer. Ton regard change d'un coup, je te sens au bord de la rupture. « Tu te moques de moi. Vraiment, tu te moques de moi hein ? Tu te soucies de ce que je veux ? Non parce que te servir de moi pour tirer ton coup et te faire rire, c'est bien gentil, mais je suis une personne, Jaeden. Une vraie personne, oui.... [..] Pile, je t'étrangle, Face, je te découpe.... » Tu rajoutes alors rapidement. « Il est hors de question que je passe plus de temps en tant que femme mariée à un homme infidèle incapable de conduire une voiture. » Et tes propos me font sourire parce le fait que je conduise mal à tes yeux n'est pas la raison de ton envie de partir, tu le sais aussi bien que moi. J'inspire doucement, je prends un ton un peu plus sérieux parce que la conversation me force à le devenir. La peur de te perdre me pousse à quitter ce comportement « je-m'en-foutiste ». « Tu ne peux pas me reprocher d'agir comme un enfoiré sans cœur. Ça a toujours été comme ça entre nous, ça n'a aucune raison de changer. » On va devenir parents, ça devrait être un motif suffisant, mais je ne veux pas y penser. Puis, j'ajoute d'un ton plus ironique. « Puis, si ça ne tient qu'à cela, je ferais des efforts pour mieux conduire alors, madame Allister. » Je ne veux pas que la conversation devienne trop sérieuse parce qu'on n’a jamais été sérieux. Toutes les décisions importantes qui supposent de la réflexion et du temps, on les a prises grâce à la pièce. Je ne sais faire que cela. La pièce, le manque de sérieux, la souffrance. Puis, tu me poses une question étrange, le genre de questions auxquelles je ne suis pas habitué avec toi. « Quand est-ce que tout est devenu aussi compliqué ? » J'arque un sourcil. Je me demande pourquoi tu me poses cette question. Tout est devenu compliqué à l'annonce de ta grossesse, suite à ta réaction et à ton envie de divorcer. Mais, je doute que tu veuilles entendre cela. Alors, je réponds simplement. « J'ai bien une idée, mais tu ne veux pas entendre ce que je pense. » Et ça dévie, ça dévie petit à petit vers la fameuse discussion sur le bébé et sur les sentiments qui nous ont menés jusqu'ici.


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Ven 19 Juin - 22:40

« tu connais la réponse. il y en a eu un tas d'autre, avant toi et même pendant... mais elles ne sont pas toi... » la jeune femme esquisse un sourire amusé. elle ne parlait pas des conquêtes : elle les connaît, ces fameuses conquêtes. au petit matin, parfois, alors que monsieur allister continuait de dormir, madame allister discutait avec les dévergondées à qui elle proposait le déjeuner. cela ne l'a jamais vraiment dérangé, rae. jusqu'à ce qu'elle comprenne qu'elle était amoureuse. et la simple idée de devoir partager jaeden devint insupportable. mais elle a continué. elle continue aujourd'hui. elle partage en sachant qu'elle ne pourra jamais le garder plus qu'elle ne l'a déjà : avec une bague au doigt. mais quelque chose a changé : la grossesse. « je ne parlais pas de ça. je me demandais s'il y avait d'autres madames allister qui ont abandonné après avoir perdu le contrôle? » elle se souvient pourtant qu'il lui a dit qu'elles ne sont pas elle. elle est rassurée le temps d'un instant. la question ne se pose plus : elle sera toujours autre chose. et il sera toujours autre chose. rae n'est pas allée voir ailleurs très souvent. tout du moins, ils étaient réguliers, les visages étaient les mêmes et elle s'assurait qu'elle se plaisait au lit avec eux. rae, elle aime contrôler quand ça concerne le coeur, et le corps. et si jaeden a tendance à la faire perdre ses moyens, ce n'est pas le cas des autres : ils quittent les draps blancs dès lors qu'elle a décidé d'aller déjeuner avec les maîtresses de son mari, point. triste réalité ou tout semble mélangé... « tu ne peux pas me reprocher d'agir comme un enfoiré sans cœur. ça a toujours été comme ça entre nous, ça n'a aucune raison de changer. » il devient plus sérieux et ça l'effraie, rae. elle lui a toujours reproché son côté je m'en foutiste et voilà qu'il s'en dévêt. et elle n'aime pas ça. c'est pour ce genre de connerie qu'elle pourrait faire demi-tour, persuadée qu'il pourra changer. qu'ils pourront changer. mais ils ne le feront pas. « il y en a une, maintenant. je sais que tu ne veux pas en parler. mais si je reviens, je reviens avec ce truc. » lance-t-elle en direction de son ventre qui n'a pas beaucoup changé. mais elle la sent, la différence, rae. elle la sent dans ses propos, dans sa façon de bouger, dans sa voix. elle se sait tellement irresponsable qu'elle a peur. de tout. de ne pas être assez bien. de ne pas donner assez. et pourtant, elle l'aime ce bébé. autant qu'elle le hait : c'est dix-huit ans de sa vie qu'elle jette pour un accident. c'est cher payé et pourtant, elle n'a pas envie d'être remboursée. « puis, si ça ne tient qu'à cela, je ferais des efforts pour mieux conduire alors, madame allister. » le ton ironique te décroche un sourire : il ne le fera pas. quel beau parleur, il le sait pourtant. elle le connaît mieux que personne. et elle sait, elle sait qu'il ne changera jamais, que jaeden ne connaît pas le sens du mot effort et se complaira dans sa supériorité, trop heureux d'avoir sur ramener sa femme à la maison. à dire vrai, si rae le connaît si bien, c'est parce qu'elle est faite sur le même modèle. « j'ai bien une idée, mais tu ne veux pas entendre ce que je pense. » elle roule des yeux comme elle en a l'habitude de le faire avant de jouer avec la pièce qui se trouve sur la table. une idée immerge par-delà le capharnaüm d'idées et de regrets qui se trouvent dans sa tête. une lueur fugace traverse son regard alors qu'elle commence sa phrase : « disons que je rentre pour une période d'essai, et que j'annule le divorce si cela se passe bien... » c'est bien une idée de rae, ça, complètement enfantine. mais elle aime l'idée d'avoir le choix. de revenir mais de pouvoir repartir. rae, c'est une fille à portes de secours. elle a un sourire joueur, ce qui annonce très facilement la suite : « ... pile, je te laisse conduire dès qu'on est ensemble. face, tu restes fidèle. c'est un gros sacrifice pour nous deux, mais t'as intérêt de perdre. » puis elle lui adresse un joli sourire. le genre de sourire qui dit très clairement qu'il a intérêt à perdre s'il ne veut pas finir embroché, le genre de sourire qu'elle fait tout le temps quand une pièce et un peu de dignité sont en jeu.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 0:12

« Je ne parlais pas de ça. Je me demandais s'il y avait d'autres madames Allister qui ont abandonné après avoir perdu le contrôle ? » Ta question me fait à nouveau sourire. Tu deviens soudainement curieuse de mon passé, de ces autres femmes qui ont partagé ma vie et je trouve ça drôle. Parce que durant dix ans, nous n'en avons jamais parlé et soudainement alors que tu souhaites divorcer, tu cherches à savoir si tu es la première, la première à ne plus supporter cette situation. « Il n'y a jamais eu d'autre madame Allister et je n'ai rencontré aucune femme aussi joueuse que toi. Beaucoup ont abandonné bien avant. Il faut être totalement perché pour jouer sa vie à pile ou face. » Et c'est ce que nous sommes. Nous sommes deux enfants dans des corps d'adultes, deux enfants qui jouent avec leurs vies sans se soucier des conséquences, deux enfants totalement perchés et fiers de l'être. Mais deux enfants rattrapés par un jeu et surtout par la réalité. La réalité c'est devenir parents alors que nous sommes loin d'être prêt pour, je ne le suis pas du tout. Je veux continuer à jouer, je ne veux pas que tout devienne sérieux. Ma vie est un jeu depuis dix longues années. On ne peut pas dire adieu à tout cela du jour au lendemain. Et, je te lance qu'il n'y a aucune raison que ça change entre nous, mais tu ne sembles pas de cet avis. « Il y en a une, maintenant. Je sais que tu ne veux pas en parler. Mais si je reviens, je reviens avec ce truc. » Tu montres ton ventre et je ne sais que dire. Pour la première fois, tu parles de revenir, avec cet enfant soit, mais revenir quand même. Alors je me sens plus léger, je sais que ce n'est pas gagné, on ne va pas arrêter la procédure de divorce du jour au lendemain, mais on avance petit à petit. Je confirme tes dires. « Je ne veux pas en parler, je ne veux pas penser à ce truc. » Je ne suis pas prêt à te parler de toutes ces choses qui font que je ne peux pas devenir père, tu ne connais pas mon passé pour une raison précise. Je le pensais enfoui à tout jamais, mais il revient à cette idée de devenir père. Je repense à mon propre père, à toute cette souffrance et je ne le souhaite pas à ce truc qui grandit dans ton ventre. Je me dis que je finirais par me réveiller et que cette chose aura disparu. Je le souhaite du plus profond de mon être. Je devrais me détester de penser cela, mais ça m'obsède. Puis sans la moindre raison apparente, tu commences à jouer avec la pièce alors, je sais. Je sais qu'un nouveau défi commence à se former dans ton esprit. « Disons que je rentre pour une période d'essai, et que j'annule le divorce si cela se passe bien... » Cette phrase. Enfin. Mais ton sourire n'annonce rien de bien. J'attends la condition, j'attends le défi, car tout n'est que pile ou face, rien ne se décide jamais sans cette pièce. Cette pièce qui roule doucement entre tes doigts. « Pile, je te laisse conduire dès qu'on est ensemble. Face, tu restes fidèle. C'est un gros sacrifice pour nous deux, mais t'as intérêt de perdre. » Cette histoire de fidélité qui revient, encore. Cette fois, l'idée s'impose d'elle-même, ça te posait problème que j'aille voir ailleurs. Ça semble clair, mais ça me semble si étrange. Je te prends la pièce des mains, je commence à jouer également avec elle. « Tu sais que je ne contrôle pas les décisions de la pièce et tu sais que la fidélité ce n'est pas mon truc aussi. » Je te souris, j'inspire doucement, je joue une dernière fois avec la pièce tout en te regardant droit dans les yeux. Finalement, je lance, la pièce tourne un instant dans les airs et retombe dans ma main. Je la tourne et... bordel de merde. Je soupire doucement, être l'homme d'une seule femme, ce n'est pas tout à fait moi. Sauf que la pièce annonce face et on ne revient pas sur une décision de la pièce, tu le sais et je le sais aussi. « Tu triches... Me laisser conduire n'était pas un gros sacrifice. » Non, je n'essaie pas du tout de me défiler, mais les propositions étaient sacrément en décalages. Je souffle alors. « Et t'entends quoi par fidèle ? » Je souris doucement, j'espère trouver une faille même si je sais clairement que je suis cuit. Je ne suis pas un homme fidèle, je ne l'ai jamais été.


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 1:15

« il n'y a jamais eu d'autre madame allister et je n'ai rencontré aucune femme aussi joueuse que toi. beaucoup ont abandonné bien avant. il faut être totalement perché pour jouer sa vie à pile ou face. » certes. il le faut. mais elle l'est, rae. totalement perchée. depuis toujours. mica, elle, elle est celle avec les pieds au sol, le caractère posé, tout ce qu'il faut pour être parfaite. rae, elle n'a jamais été rien de plus que le gros caractère. l'orage. l'océan déchaîné. la pluie torrentielle. le brasier. la grenade. dès le départ, c'était foutu pour jaeden et elle. dès le départ, dès que cette pièce maudite s'est extirpée de la poche et a commencé à rouler entre leurs doigts, s'en était fini. ils étaient complètement perchés et aujourd'hui, ils tombent. de haut. de très haut. ce bébé, aucun d'eux n'en a voulu. mais rae a relativisé et s'est rendue compte qu'enchaînée à jaeden et parfaitement incapable d'imaginer une relation avec un autre, elle n'aurait jamais d'enfant. hors, si elle n'a pas l'âme d'une mère, elle considère l'avortement comme un crime quand on possède un bon travail, un mari, une jolie maison et du temps à tuer. de plus, elle sait qu'elle n'aura pas la force de s'en débarrasser. « on est cinglés, je sais. » lance-t-elle avec un sourire. parce qu'elle aime le retrouver, lui parler, comme si tout était simple à nouveau. elle sait alors ce qu'elle doit faire : ignorer ce bambin jusqu'à ce qu'il apparaisse. et ensuite gérer. ils ont toujours fait face aux problèmes de cette façon. « je ne veux pas en parler, je ne veux pas penser à ce truc. » elle hausse un sourcil mais ne fait aucune remarque. quelqu'un de normal aurait questionné jaeden quant à son aversion pour les enfants, pourquoi ce besoin irrationnel d'éluder le sujet? mais c'est rae, et elle se contente de chuchoter : « n'en parlons plus, alors. » il n'a pas envie d'en parler et rae s'est déjà bien disputée avec lui pour le moment. alors elle cède. il faudra bien en parler un jour, de toute façon. quand elle sera grosse et détestable, il n'aura pas d'autres choix qu'en parler ou la quitter. et elle, elle n'aura que ce bambin pour se rappeler ô combien elle a été stupide de céder. c'est l'ordre des choses. c'est l'histoire de raegan et jaeden. « tu sais que je ne contrôle pas les décisions de la pièce et tu sais que la fidélité ce n'est pas mon truc aussi. » elle le regarde droit dans les yeux avec un sourire compatissant : rien que l'idée de le laisser conduire la révulse. « je sais. », se contente-t-elle de répondre. l'infidélité est devenu un sujet central sans trop savoir comment, peut-être qu'elle le garde depuis trop longtemps pour elle, peut-être que c'est une des raisons que son départ. peut-être. elle voit son visage déconfit mais elle ne se risque pas à sourire. parce que ce serait lui prouver qu'elle est heureuse : hors de question. elle penche la tête, amusée, tandis qu'il prend la parole. « tu triches... me laisser conduire n'était pas un gros sacrifice. » elle lève les yeux au ciel en le toisant alors d'un regard noir qui est parfaitement coutumier de ces jeux déplacés. « tu parles. t'es un danger public. » qu'elle assène d'une voix enfantine, presque boudeuse, tandis qu'il cherche désespérément un moyen de la gruger, ils le savent tous les deux. « et t'entends quoi par fidèle ? » elle hausse un sourcil et soupire finalement, mais esquisse quand même un sourire. parce que ça sera toujours comme cela. « tu veux vraiment que je te fasse un dessin? un exercice pratique? je dois même pouvoir te trouver un film dessus, si tu veux ! » qu'elle lance, sarcastique. non mais sérieusement.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 2:15

« On est cinglés, je sais. » Je ris doucement parce que c'est un euphémisme, on est bien pire que cinglé. On est totalement dans un autre monde, incompris par beaucoup, mais on se fiche de tout cela. Je ne me rappelle pas le nombre de personnes qui n'a jamais compris notre relation et notre manière d'agir. Je me souviens encore des remarques sur notre mariage, j'ai eu le droit à un nombre incalculable de « mais tu ne vas pas te marier sur un pile ou face Jaeden, la vie ce n'est pas un jeu ». Mais je n'ai jamais écouté les autres, j'ai toujours fait ce que bon me semble et ça me semblait la bonne solution parce que déjà à cette époque j'étais raide dingue de toi. Notre vie est un jeu perpétuel, un jeu qui finira bien par prendre fin un jour, mais je ne veux pas y penser, pas maintenant. Ce sera une préoccupation future, je vis dans le présent et il est déjà assez complexe pour se prendre la tête avec des futilités pareilles. Je te fais comprendre que je ne veux pas parler de cette histoire de bébé et tu approuves. « N'en parlons plus, alors » Tu es ce genre de personne qui peut comprendre lorsque ce n'est pas le moment de poser plus de questions. Parfois, je devrais plutôt dire souvent, tu joues avec mes limites, mais cette fois tu comprends et je ne peux que te remercier pour cela. Un jour, peut-être, je te parlerais de tout, mais pas aujourd'hui, pas maintenant. Puis on en revient aux fondamentaux. Je lance la pièce et je perds. Je ne perds pas que le défi, je perds une manière totalement incorporée d'être et d'agir. Tu jubiles, tu ne le montres pas, mais je le sens, je le perçois et ça m'énerve. Parce que cette fois, tu gagnes, je perds et je déteste perdre surtout face à toi. Mais c'est un jeu de hasard, c'est un jeu dangereux et j'accepte les règles, encore une fois, enfin pas sans broncher. J'appuie le fait que tu as triché sauf qu'évidemment tu n'es pas de cet avis. Pourquoi ça ne m'étonne pas ? « Tu parles. T’es un danger public. » Je secoue la tête. Tu mens, tu exagères et tu amplifies les choses. Je ne suis pas le conducteur le plus zen de la planète et je passe mon temps à critiquer tout le monde alors que je fais bien pire. C'est vrai aussi que je nous ai déjà causé pas mal d'accidents, rien de bien grave, heureusement, mais notre assurance ne doit pas être très heureuse de m'avoir comme client. Mais bordel, y a bien pire que moi puis on ne peut pas comparer ma façon de conduire et le fait de te jurer fidélité. Oui, normalement dans un couple, la fidélité va de soi, mais ça se saurait si on faisait tout comme tout le monde. Je suis de très mauvaise foi alors je continue dans cette lancée.  « T'exagères ! » Au fond, pas tant que cela, mais je ne vais quand même pas l'avouer. Puis, sous le ton de la plaisanterie, je te demande ce que tu entends par le fait de t'être fidèle. La question est totalement débile, mais je veux trouver la faille qui pourra m'aider à justifier mes écarts. Tu ne sembles pas du tout de cet avis parce que tu lances d'un ton sarcastique. « Tu veux vraiment que je te fasse un dessin ? Un exercice pratique ? Je dois même pouvoir te trouver un film dessus, si tu veux ! » Je lève les yeux au ciel, tu m'exaspères. Je lance alors du ton le plus sérieux possible. « Je vais avoir besoin de beaucoup d'exercices pratiques... » Je te fais un grand sourire, un clin d'œil et j'ajoute. « Tu vas finir par me supplier de recommencer à aller voir ailleurs. » Je plaisante, enfin...


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 16:44

« t'exagères ! » elle hausse un sourcil, parfaitement amusée, en l'entendant se défendre. il conduit mal, jaeden, c'est un fait avéré : combien de fois a-t-il failli les tuer alors que raegan avait l'obligeance de le laisser prendre le volant? si elle n'a jamais été très prudente sur la route, il a toujours été particulièrement maladroit avec un volant entre les mains. et ça, ça n'a pas changé. il lui demande ensuite ce qu'elle entend par être fidèle et elle ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel. il sait très bien ce qu'elle entend par fidèle tout autant qu'elle l'a su quand il l'a obligé à coucher avec un vieux croulant plusieurs fois suite à une malchance terrible à la pièce. elle s'en rappelle, de jean, un français aux cheveux blanc plutôt fortuné et marrant avec qui elle avait dû passer deux foutus semaines pour les beaux yeux de son partenaire qui n'a jamais cessé de la charrier sur cela. ce qu'elle n'a jamais dit, c'est qu'elle s'était parfaitement entendue avec le vieillard et que dernièrement, elle a été le voir pour une partie de scrabble comme au bon vieux temps. ce qu'elle aimerait lui faire comprendre, mais elle ne peut pas parce que ce n'est pas eux, c'est que parfois le choix de la pièce amène à quelque chose de mieux. certes, le pari en lui-même est douloureux et détestable mais il peut tout aussi bien amener à quelque chose de foncièrement bon. sans le tout premier pari, par exemple, rien de ces fabuleuses années n'aurait eu lieu. et ça, rae n'arrive pas à l'imaginer. « je vais avoir besoin de beaucoup d'exercices pratiques... » et voilà qu'il a l'air sérieux avant de lui faire un sourire resplendissant et un clin d'oeil. elle ne peut s'empêcher de penser que cela aussi, cela fait longtemps. ce sourire. puis les propositions très peu catholiques qui l'accompagnent. « pervers. », lance-t-elle en levant les yeux au ciel. c'est vrai que leur amitié a toujours été accompagnée de quelques parties de jambes en l'air sans qu'aucun des deux ne sache comment. « tu vas finir par me supplier de recommencer à aller voir ailleurs. » elle hausse un sourcil, d'abord, avant d'esquisser son célèbre sourire charmeur et de se pencher innocemment au-dessus de la table avec un air profondément serein. en clair, elle se moque de lui. « je suis vingt fois plus performante en endurante que toi, très cher. je peux t'assurer que ce ne sera pas moi qui suppliera l'autre. » chuchote-t-elle avec un air condescendant qu'on lui reconnaît bien. puis elle penche la tête vers le sol et regarde dracarys avec un air désolé. finalement, elle se redresse complètement, se glisse dans le dos de son mari et entreprend de lui faire un léger massage sans raison apparente. tout du moins, avant que ses lèvres ne se retrouvent à quelques centimètres de son oreille. « dis, est-ce que je peux garder dracarys? » en espérant qu'il n'ait pas la fichue idée de faire un pile ou face pour le chiot.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 18:05

« Pervers. » Tiens ça faisait longtemps. C'est marrant cette capacité qu'on a de se déchirer puis de faire comme si rien ne s'était passé. Mais je ne vais pas m'en plaindre, loin de là. Je te fais alors un sourire qui se veut le plus innocent possible et je te lance simplement. « Ne fais pas comme si tu l'étais moins que moi. » Et je souris un peu plus parce que je me souviens des nombreuses nuits agitées passées à tes côtés et du fait que tu es loin d'être la femme la plus timide au monde au lit. J'enchaîne ensuite en te répliquant que tu vas devoir me supplier de retourner voir d'autres femmes parce que je vais te solliciter fortement et ton sourire me montre qu'encore une fois, tu ne comptes pas approuver. Tu approches alors ton visage du mien et tu me lances d'un air moqueur. « Je suis vingt fois plus performante en endurance que toi, très cher. Je peux t'assurer que ce ne sera pas moi qui supplierai l'autre. » Je hausse à mon tour un sourcil tout en riant doucement. Tu sais bien qu'il ne faut pas me lancer des trucs pareils. Alors je t'adresse un sourire joueur et je te vois te relever brusquement. Je ne comprends pas vraiment, je vois à ta manière d'agir que tu ne comptes pas partir, mais j'ignore ce que tu as en tête. Je te lance alors simplement. « Tu veux parier ? » Tu te glisses alors derrière moi et j'avoue, je ne suis pas vraiment le plus rassuré du monde à cet instant précis. Je ne sais pas ce que tu as en tête, mais je suis persuadé que tu as une idée bien précise. Tu commences alors à me faire un massage et j'essaie de me détendre au maximum tout en restant sur mes gardes. Tu me souffles finalement au creux de l'oreille. « Dis, est-ce que je peux garder Dracarys? » Je secoue la tête doucement en souriant fortement, je savais que tu voulais quelque chose. Je me penche doucement pour apercevoir ton chiot qui me regarde avec un air de chien battu. Je lève les yeux au ciel un instant, tu dois parler de cette chose. Je me tourne alors légèrement afin de poser mon regard dans le tien. Il n'y a plus la distance de la table, mon visage se trouve donc à quelques centimètres du tien. Je souris doucement et je lance simplement.  « Non. » J'essaie de me concentrer sur tes yeux alors que j'ai envie d'envoyer valser le peu de distance qui nous sépare. J'inspire doucement et je continue. « Il est hors de question que ce truc vienne vivre à la maison. Tu peux le vendre, le donner, le laisser dehors, mais il ne passera pas le pas de la porte. Et c'est non négociable, Raegan. » Je ne plaisante pas, pas cette fois..


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 18:43

« ne fais pas comme si tu l'étais moins que moi. » elle hausse les épaules, comme si elle ne pouvait qu'approuver ses mots. ils sont faits sur le même modèle, toutes les choses qu'elle peut lui dire, cela la concerne tout autant. et malheureusement, tous les deux le savent pertinemment. « ah mais je n'ai pas dit le contraire. » réplique-t-elle simplement en le regardant droit dans les yeux. elle se souvient, elle aussi, de ces nuits étranges ou ils partageaient le même lit et ou ils dormaient si peu. cela ne semble pas si loin, quand on y pense. ce sont des souvenirs qu'elle peut encore caresser du bout des doigts tant ils semblent réels, tant elle s'en rappelle. la discussion dévie facilement sur leurs prouesses sexuelles et rae ne peut s'empêcher de se vanter, alors que jaeden, lui, se met à rire en haussant un sourcil. il montre fort bien qu'il n'est pas d'accord et rae n'attend pas une réponse de sa part avant de se lever plutôt brusquement, ayant subitement une idée. sur le chemin jusqu'à lui, il réplique : « tu veux parier ? » un sourire illumine son visage alors que ses mains se posent sur ses épaules avec une délicatesse à tout épreuve. d'un chuchotement joueur, elle lui répond au creux de l'oreille : « pourquoi pas. » puis elle se mord un instant la lèvre et elle enchaîne sur dracarys. le pauvre, elle avait failli oublier. jaeden commence cependant à se détendre sous les doigts bienveillants de rae, alors qu'il jette un regard courroucé au pauvre chiot qui, encore une fois, a un visage horriblement adorable. jaeden pivote vers elle et la regarde finalement dans les yeux. rae, elle, lui adresse un sourire discret qui murmure s'il te plaît en boucle alors qu'ils ne sont qu'à quelques centimètres. « non. » elle lève les yeux au ciel et brise la connexion une seconde avant de se focaliser une fois de plus sur lui. mais il enchaîne déjà : « il est hors de question que ce truc vienne vivre à la maison. tu peux le vendre, le donner, le laisser dehors, mais il ne passera pas le pas de la porte. et c'est non négociable, raegan. » cette fois, la jeune femme soupire réellement, avant de réfléchir. elle reste comme cela, quelques secondes, à chercher une faille. faille qu'elle met peu de temps à trouver. alors elle braque une nouvelle fois son regard sur lui et s'avance encore d'un centimètre : elle louche presque à tenter de le regarder dans les yeux. « et on peut le mettre dans le jardin? il ne passera  jamais la porte, promis. je vais lui installer une jolie niche et je m'occuperais de lui toute seule. » suit finalement une longue liste de s'il te plaît qu'elle ne semble pas être capable d'arrêter avant d'inspirer et d'essayer de retrouver un cerveau de plus de dix ans d'âge mental. ce qui, en somme, se révèle être assez compliqué. « dis oui et on commence les exercices pratiques tout de suite. je n'ai pas du temps envie d'un long débat.» après la supplication, le chantage. si encore une fois, il refuse, elle n'aura pas d'autre choix que de questionner la pièce. mais ça, elle aimerait réellement éviter. alors elle tente le tout pour le tout et lui adresse un sourire charmeur. « s'il te plaît? » souffle-t-elle contre ses lèvres.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 19:48

« Ah, mais je n'ai pas dit le contraire. » Je secoue légèrement la tête en souriant, mais je ne réplique rien, tu viens de tout dire. On se ressemble beaucoup trop. On en vient à parler de nos performances sexuelles, tu ne sembles pas d'accord avec ce que je dis, mais c'est une habitude. Je te propose de parier alors que tu t'apprêtes à me faire un massage avec une idée bien précise en tête. Tu me souffles alors au creux de l'oreille. « Pourquoi pas. » Je souris largement et je réfléchis à quelque chose, mais avant qu'une idée puisse pointer le bout de son nez tu me parles du chien. Un massage contre la chose que je hais le plus au monde, non, mais tu rêves. Je me tourne vers toi, on se retrouve beaucoup trop proche pour des personnes censées divorcer. Je te lance qu'il est hors de question que ce chien vienne vivre à la maison. Tu soupires doucement, mais tu ne sembles pas vouloir lâcher l'affaire. Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans les mots « non négociable » ? Tu t'approches à nouveau un peu plus, je sens ton souffle contre mes lèvres. « Et on peut le mettre dans le jardin ? Il ne passera jamais la porte, promis. Je vais lui installer une jolie niche et je m'occuperais de lui toute seule. » Je soupire à nouveau, tu me supplies du regard, mais aussi avec tes mots. Je secoue doucement la tête. J'ai horreur des animaux, vivre avec un chien n'est pas envisageable. Je lance à nouveau un  « non » qui se veut clair et définitif. Je tente de garder cela en tête, j'essaie d'ignorer au maximum la proximité entre nous, mais tu ne veux vraiment pas abandonner. « Dis oui et on commence les exercices pratiques tout de suite. Je n'ai pas du temps envie d'un long débat. » Je te regarde surpris, tu ne joues pas franc jeu, là. Tu abuses et tu le sais très bien. Sans même m'en rendre compte, je me mords légèrement la lèvre inférieure. Petit à petit, tu es en train de gagner, je m'imagine avec cette boule de poil en train de courir dans le jardin. Raaah. Tu m'insupportes avant même que je puisse remettre mes esprits au clair, tu me lances avec un petit sourire. « S'il te plaît ? » Ta petite voix, ton sourire, ta proposition puis la situation, le fait que tu me manques terriblement, la proximité, j'en oublie un instant le fait que je vais détester vivre avec cet horreur. Je décide de mettre fin au peu de distance qui nous sépare, je passe mes mains sur tes hanches et sans te demander ton avis, te pousse à t'asseoir sur mes genoux. Je repose ensuite mon regard dans le tien et je colle mes lèvres aux tiennes. Ce n'est pas doux, ce n'est pas romantique, c'est comme nous, fougueux. Bordel ce que tu m'as manqué. Je quitte alors tes lèvres et je te lance simplement. « Annule le divorce alors. » Je ne souris plus, je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux. Tu as parlé du fait de revenir pour une période et d'ensuite y songer, je ne veux pas que tu y penses, je veux que tu annules ce putain de divorce, là maintenant. Je ne veux plus en entendre parler. J'ajoute alors. « Mais je te promets que s'il met un seul pied dans la maison ou s'il m'empêche de profiter du jardin, je le vire illico presto. Je ne veux pas le voir, jamais. »


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 20:42

elle essuie un second nom et ne cesse pas son manège, le connaissant parfaitement. elle sait qu'il va finir par céder, que sa volonté a des failles et si elle ne sait pas bien pourquoi, elle est l'une d'elle. dès lors qu'elle se penche un peu pour souffler sur ses lèvres, elle le voit lâcher prise : il tente désespérément de s'accrocher mais il plonge comme un débutant. le dernier s'il te plaît l'achève, et ses mains viennent se poser sur ses hanches. un frisson la parcourt toute entière, signe du manque que cela été que de le voir, l'entendre et le toucher. elle a l'impression que cela fait des années qu'ils n'ont pas été aussi proches. d'un geste précis, il la pose sur ses genoux alors qu'elle ne s'y attendait pas mais elle n'a pas le temps de s'énerver que déjà, il fond sur des lèvres. et tout ce qui suit, elle ne saurait le dire. elle s'accroche à lui, répond au baiser avec toute la passion et le manque de lui emmagasiné depuis leur séparation. puis le baiser prend fin et elle a du mal à reprendre son souffle alors qu'il réplique : « annule le divorce alors. » elle a tellement les idées embrumées qu'elle doit répéter la phrase dans sa tête plusieurs fois avant d'assimiler sa demande. « mais je te promets que s'il met un seul pied dans la maison ou s'il m'empêche de profiter du jardin, je le vire illico presto. je ne veux pas le voir, jamais. » elle le regarde, et détache lentement l'étau de ses bras formé suite au baiser avant de lui adresser un sourire léger, hochant la tête comme une enfant. de toute façon, dès lors qu'il a posé ses mains sur ses hanches, elle a su que le divorce finirait par être annulé : elle a eu la volonté de demander le divorce une fois, mais en le voyant aujourd'hui, elle a su que la force lui manquerait. parce que c'est jaeden et raegan. ils sont pathétiques et fous ensemble, mais ils ne sont rien séparés. « j'appelle l'avocat demain. » chuchote-t-elle doucement en le regardant. puis sans réfléchir, elle lui envoie un coup dans l'épaule en soupirant lourdement. « je te déteste. » lance-t-elle finalement, les bras croisés sur la poitrine. parce que s'il y a bien une chose que raegan déteste, c'est finir par céder à jaeden.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 21:55

« J'appelle l'avocat demain. » Je souris, heureux, enfin. Ce poids qui me tiraillait de l'intérieur, ce manque incessant, tout cela s'envole pour de bon. On oublie le divorce, on oublie cette idée stupide et on recommence comme avant, du moins, avec un bébé en plus, mais cela, on y pensera plus tard. Mais je te connais trop bien parce que tu es comme moi, tu es impulsive et tu peux revenir sur tes propos, alors je ne veux pas espérer pour rien. Je ne veux pas y croire et me prendre une claque monumentale. On ne revient pas sur des décisions de la pièce, mais les autres n'ont aucune valeur sûre, tu peux très bien décider de me rire au nez et ne jamais appeler l’avocat. Je prends donc mon téléphone qui traîne sur la table depuis que j'ai cherché une pièce pour nos pile ou face et je te regarde droit dans les yeux. Je te souffle doucement. « Appelle-le maintenant. » Je te souris doucement. Tu me donnes un coup sur l'épaule, tu soupires fortement et tu me lances en croisant tes bras. « Je te déteste. » Et je ris doucement tout en levant les yeux au ciel parce que ce n’est pas le cas. Du moins, tu ne me détestes pas tant que cela, tu as sûrement de nombreuses périodes où tu me hais à un point inimaginable, mais si tu es comme moi, ces moments ne sont rien, comparés aux autres, où je t’aime comme un fou. Je te regarde droit dans les yeux tout en essayant de faire une mine boudeuse, c'est peu crédible avec mon sourire qui ne veut pas disparaître. Je te lance alors en reprenant mon assurance habituelle. « Tu mens, tu ne me détestes pas tant que cela... Après tout, tu m’aimes bien, non ? »


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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 22:12

« appelle-le maintenant. »  elle lui répond qu'elle le déteste en le frappant légèrement avant d'agripper le téléphone d'une main. elle compose le numéro et regarde jaeden sur lequel elle est toujours confortablement assise et peu disposée à bouger. il répond d'une mine boudeuse et te rétorque sagement. « tu mens, tu ne me détestes pas tant que cela... après tout, tu m’aimes bien, non ? » elle hausse un sourcil, mais avant même d'avoir pu répondre au jeune homme, c'est la voix au bout du fil qui résonne. elle salut l'inconnue, lui explique sagement la situation telle qu'elle est : son mari est disposé à garder l'enfant (elle ne regarde pas jaeden quand elle le dit, mais elle sait qu'il risque de l'étrangler dans l'instant), et a arrêté tout ce qui compromettait le mariage. dans cette optique, elle préfère arrêter le divorce. puis d'une voix suintant l'ironique, elle lance sagement à son avocate qu'elle est toujours follement amoureuse et terriblement heureuse qu'ils aient fait des compromis. l'avocate ne sait que répondre, d'abord, puis lui dit qu'au moindre changement, à la moindre hésitation, au moindre problème, elle n'aura qu'à la rappeler. en attendant, la procédure est annulée. rae raccroche avec un sourire amusé. « je t'aimais bien avant que tu ne me rappelles que tu es un imbécile. depuis, je te déteste. » puis elle se redresse, va jusqu'à son sac pour payer sa propre collation et lui demande : « tu veux prendre quelque chose ou on rentre? je rêve de récupérer ma robe noire depuis des jours. » avoue-t-elle sans y porter attention, tout en farfouillant dans sa caverne d'alibaba.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Sam 20 Juin - 22:52

Tu prends le téléphone, tu le manipules un instant avant de le poser sur ton oreille. Je souris de plus belle et j'écoute ta conversation. Tu parles du fait que je veux garder l'enfant et je te regarde avec des yeux tout ronds. Euh... Tu te fous de moi là ? J'avale difficilement ma salive, mais je ne commente pas, ce n'est franchement pas le moment. Tu lances alors que tu es follement amoureuse de moi, je te regarde en levant un sourcil et c'est plus fort que moi, je ris doucement. Ça sonne tellement faux. Finalement, après un petit moment tu raccroches. Je secoue doucement la tête en te regardant, tu as le don de vraiment dire des choses chiantes, tu ne peux vraiment pas t'en empêcher. Tu me lances d'ailleurs. « Je t'aimais bien avant que tu ne me rappelles que tu es un imbécile. Depuis, je te déteste. » Avant que je te rappelle que je suis imbécile ? Non, mais n'importe quoi. Tu quittes mes genoux et je commence alors à t'imiter. « Je suis follement amoureuse de mon mari. » Je ris légèrement et j'ajoute de l'air le plus innocent possible. « J'aime ta façon de me détester. » Tu commences alors à fouiller dans ton sac, dans ton parfait bordel, t'es le cliché parfait d'une femme avec son sac rempli de trucs totalement inutiles. « Tu veux prendre quelque chose ou on rentre ? Je rêve de récupérer ma robe noire depuis des jours » Je repense alors à l'état dans lequel j'ai laissé la maison et tes affaires portées disparues. Merde. Tu vas péter une durite. Je sors alors un billet de mon portefeuille que je pose sur la table. « Laisse, je t'invite et je pense que je vais prendre un truc à boire pendant que je peux encore. » Je te souris doucement, je cherche les mots pour t'expliquer un peu la situation sans que tu sautes au plafond. Je croise mes mains et je souffle doucement. « En parlant de ta robe noire, disons que tu ne vas pas la revoir d'aussitôt, mais elle ne t'allait pas vraiment donc ce n'est pas une grande perte. J'ai fait un petit tri dans tes affaires et la maison n'est pas tout à fait dans l'état que tu l'as laissée. » Je garde mon sourire en attendant ta réaction. Un soir alors que tu me manquais plus que nécessaire, j'ai totalement pété un câble et la plupart des choses auxquelles tu tiens, ont fini à la poubelle dans un état pitoyable. Quant à la maison, disons que c'est la troisième guerre mondiale, je ne suis pas vraiment réputé pour mon sens du rangement.
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MessageSujet: Re: would things be easier if there was a right way? (jaeden)   Mar 23 Juin - 22:11

« je suis follement amoureuse de mon mari. » elle hausse un sourire alors qu'il s'esclaffe, avant d'ajouter le plus innocemment du monde : « j'aime ta façon de me détester. » rae, elle le regarde les yeux grands ouverts, avant de soupirer de lassitude. une fois relevée et en ignorant superbement son mari, la jeune femme part farfouiller dans son sac. elle ajoute cependant, l'air un peu ailleurs : « je t'ai déjà répété de ne pas croire tout ce que je dis. » elle est distraite par sa quête qui n'est autre que celle d'un billet : elle rêve de rentrer, de retrouver ses affaires et leur maison. elle rêve de retrouver l'aura apaisante de sa chambre, de ce lieu. elle ne s'en rend compte que maintenant, mais la demeure lui a extrêmement manqué. elle demande doucement à jaeden s'il souhaite prendre quelque chose avant de rentrer mais celui-ci pose déjà un billet sur la table alors que raegan hausse un sourcil interrogateur. « laisse, je t'invite et je pense que je vais prendre un truc à boire pendant que je peux encore. » tu sens la mauvaise nouvelle qui arrive : jaeden ne fait jamais rien sans rien et si ça l'a souvent agacée, cela a aussi le don de l'effrayer à présent. il croise ses mains et elle, elle l'observe les bras croisés sur la poitrine. « en parlant de ta robe noire, disons que tu ne vas pas la revoir d'aussitôt, mais elle ne t'allait pas vraiment donc ce n'est pas une grande perte. j'ai fait un petit tri dans tes affaires et la maison n'est pas tout à fait dans l'état que tu l'as laissée. » raegan est adepte des soupirs, c'est une professionnelle des yeux au ciel, et les sourcils levés sont sa spécialité. mais son talent, son vrai talent, c'est le regard qui vous dévore de l'intérieur tant il peut être noir et douloureux à maintenir. oui, décidément, raegan est le genre de femmes que beaucoup qualifierait d'emmerdeuse. mais cette fois, ce n'est pas un regard sombre ou un levé de sourcil. non, c'est bien pire. ce sont ses deux yeux qui se transforment en couteau d'un noir abyssal. sa bouche forme une moue contrariée et si elle n'était pas de bonne famille, elle aurait sans doute montrer les dents pour le mordre. et l'idiot, il sourit. sa tête se penche lentement, très lentement sur la droite, alors qu'elle continue de le fusiller du regard à la manière d'une mitraillette atomique. « ma robe ne m'allait pas? tu as quoi? NON MAIS CA VA PAS?! » elle est volcanique, rae, ce n'est plus un secret. mais ses éclats de colère restent tout de même effrayants. « je vais te tuer... je te jure que je vais te tuer. » puis sa mine change du tout au tout. un air profondément ennuyé prend place sur son visage et elle soupire, dégoûtée, avant d'ajouter d'une voix enfantine : « j'aimais tellement cette robe, bordel. » et avant même qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, elle attrape ses clés pour rejoindre la maison et bien entendu, détruire quelque chose à laquelle il tient. oeil pour oeil, dent pour dent.
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